Cosmétiques bio & sans cruauté
Recettes & produits végés



Affichage des articles dont le libellé est Entretiens et témoignages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Entretiens et témoignages. Afficher tous les articles

7 oct. 2015

Un an de végétarisme plus tard...

livre cuisine végane vegan végétarienne marie laforet sebastien kardinal


Aujourd'hui, pour changer, j'ai choisi de vous livrer un nouveau témoignage. Mon témoignage. Et oui, parce que cela fait maintenant un peu plus d'un an que je suis végétarienne et je me suis dit qu'un petit bilan pourrait être sympa !

Un an donc, et quelques semaines, que j'ai totalement arrêté du jour au lendemain de manger de la viande, du poisson, des crustacés, des fruits de mers, des oeufs etc. Je dirai même que je suis à 90% végétalienne, car si je ne consomme plus de lait de vache, il m'arrive encore de craquer pour un morceau de fromage. 

Et finalement, ça a été bien plus facile que je ne le pensais. Psychologiquement (si je puis dire ainsi), je pense que mes achats de cosmétiques et produits uniquement "cruelty-free" depuis plusieurs années, ainsi que la tenue de ce blog (qui me pousse à chercher des infos régulièrement), m'ont aidé à franchir le pas. Cela coulait de source, c'était la suite logique de ce début d'engagement en faveur des animaux.

Du côté culinaire, j'ai commencé par fouiller les recettes sur Internet, on m'a offert un livre de cuisine, et j'ai dévalisé le rayon des "substituts" de mon magasin bio. Et surtout, je me suis remise à cuisiner tous les jours ! Cela a été une véritable révolution dans mes placards et dans mon frigo. Devant les photos bien appétissantes des livres et des blogs, je me suis laissée tenter par l'inconnu (ou presque). J'ai acheté des légumes que je ne mangeais jamais (les navets, les aubergines, les courgettes... mais pourquoi tant d'années sans eux ?!), j'ai rempli des bocaux de graines et de noix diverses, (re)découvert les légumineuses... Le mauvais souvenir du tofu fade et non préparé a été effacé, et le seitan et le tempeh ont faire leur apparition dans mon assiette. Et je ne parle pas de la pâtisserie et des desserts ! Je n'en ai jamais autant fait ! Le jus de pois chiches en neige, quand même, c'est super cool, non ?

La viande, que j'adorais (et oui...) ne m'a jamais manqué. Je peux toujours réaliser les plats que j'aimais auparavant en les adaptant, ou bien en cuisiner d'autres plus spécifiquement végétariens. Tout est possible, ou quasiment, c'est une ouverture extraordinaire ! 

Certains penseront peut-être que j'embellis les choses, que tout n'est pas si simple ? Honnêtement, les déconvenues que j'ai rencontrées ne viennent pas de mon alimentation en elle-même. C'est bon, je me régale, je suis contente. Certains produits sont un peu plus chers, c'est vrai, surtout si on prend du bio, mais après tout on y est pas obligé. C'est un choix personnel.

Non, c'est plutôt du côté de mes connaissances que j'ai été surprise. Si ma famille l'a accepté sans problème, s'est renseignée, m'a posé des questions etc, certains "amis" n'ont pas compris, je crois, mon choix. Je ne sais pas pourquoi cela les dérange, mais c'est ainsi. Il y a eu de l'éloignement, parfois des "ruptures" amicales. C'est dommage, les explications n'ont pas suffit ou ont été mal comprises peut-être.  

En dehors de ça de ces petites déceptions, cette première année est passée sans que je m'en rende compte. Je me sens bien, en accord avec mes convictions, et tout roule ! Alors prochaine étape : stopper (enfin) le fromage. 

Go vegan !


Rendez-vous sur Hellocoton !

19 juin 2015

Entretien avec Julien Kaibeck, fondateur de la Slow Cosmétique

slow cosmetique


La Slow Cosmétique j'en ai déjà parlé (ici), c'est une association écologique que je trouve vraiment intéressante tant elle prône des utilisations sensées des cosmétiques.

J'ai donc envoyé un mail à son fondateur, Julien Kaibeck (sa bio sur son blog), pour lui proposer de répondre à mes petites questions, en me disant toutefois qu'il y avait peu de chances qu'il accepte. Après tout, je ne devais pas être la seule à le solliciter, je ne tiens pas vraiment un blog influent et son temps devait être assez compté !

Mais vous l'avez déjà compris, je me suis trompée, puisque j'ai rapidement reçu l'accord très sympathique de Julien et plus tard ses réponses, que je vous propose aujourd'hui de découvrir !


***

  • Pouvez-vous me dire depuis quand et pour quelle(s) raison(s) vous vous êtes intéressé au bio, plus particulièrement dans les cosmétiques ?
C'est venu progressivement, au début des années 2000, lorsque je me suis rendu compte grâce à ma formation d'aromathérapeute et de cosméticien que 85 % des produits cosmétique que j'utilisais contenaient beaucoup d'ingrédients inertes et synthétiques ou pétrochimiques. Je trouvais que cela n'avait aucun sens de mettre 2 % d'un actif végétal précieux dans un océan de matières aussi peu nobles et polluantes.

  • Vous êtes le fondateur de la slow cosmétique, avez-vous rencontré des difficultés ou des réticences lors de la création ? Qu'en est-il aujourd'hui ?
Le mouvement Slow Cosmétique est né suite à la parution de mon premier livre "Adoptez la Slow Cosmétique", aux éditions Leduc (http://www.editionsleduc.com/produit/9782848995366). Cela s'est fait assez spontanément, sur les blogs surtout. Et puis est venue l'Association Slow Cosmétique qui a rassemblé tous les bénévoles qui voulaient militer pour une beauté plus raisonnable, pour consommer moins mais mieux. Il n'y a pas eu de réticences, au contraire, car c'est pour la plupart d'entre nous libérateur de se libérer des diktats du marketing beauté. 
Aujourd'hui, nous avons félicité plus de 60 marques avec la Mention Slow Cosmétique. Elles fabriquent des produits sains et sensés et on les trouve en direct sur www.slow-cosmetique.com... C'est un sacré chemin parcouru mais beaucoup de gens rejoignent encore le mouvement maintenant, chaque jour...

  • Comment intégrez-vous le bio dans votre vie quotidienne ? 
Côté alimentation, j'opte pour le bio dès que je peux et d'office pour les légumes ou les fruits surtout. Côté beauté, un produit bio a toutes les chances d'être "Slow Cosmétique", mais pas toujours... En effet, il y a hélas des marques bio qui appliquent un marketing trop conventionnel en sortant sans cesse des nouveautés ou en remplaçant sans cesse un produit par une soi-disant innovation. Ce n'est pas slow car cela n'apporte rien de significatif à la peau ou à la cosmétique naturelle. Donc pour la cosmétique j'utilise exclusivement des marques en vente sur www.slow-cosmetique.com car je sais que nos membres bénévoles les ont soigneusement examinées tant sur leurs formules que sur leur logique de promotion et de vente.

  • Quel est votre produit ou votre recette-maison de cosmétique préféré ?
Je fabrique moi-même mon déodorant douceur au bicarbonate. Il est présenté en recette ici : http://www.lessentieldejulien.com/2015/05/quels-deodorants-cosmetique/. Sinon je fabrique aussi mon sérum hydratant que je fais évoluer à chaque saison, et puis aussi certains baumes pour mes pieds. Pour le reste, j'achète des produits slow tout faits. J'ai un coup de coeur pour les savons à froid de la Savonnerie Bourbonnaise, pour ceux de Gaiia, et pour les soins visage de Saint Hilaire dont leur super contour des yeux à l'immortelle ici: https://www.slow-cosmetique.com/catalog/product/view/id/45/category/3.

  • Avez-vous une anecdote sympa à raconter en lien avec votre engagement ?
Oh oui ! Je me souviens que la première action avec les bénévoles de l'Association Slow Cosmétique était de distribuer des flyers à la sortie des parfumeries à Paris un jour de Saint Valentin pour dénoncer la présence de phtalates dans les parfums synthétiques. Les membres étaient ultra-motivés mais on distribuait les flyers à la sortie, donc le mal était fait et les gens se retrouvaient tout frustré de voir que ce qu'ils venaient d'acheter était moins noble que ce qu'en dit la pub... Le temps n'était pas de la partie non plus, ce n'était pas évident.

  • Enfin, quel conseil pourriez-vous donner à celles et ceux qui hésitent à utiliser des cosmétiques bio ?
Rassurez-vous ! Ces produits sont aussi efficaces que tous les autres produits cosmétiques du marché, et ils ne sont ni plus ni moins allergisants. Le bonus, c'est qu'ils sont à coup sûr bien moins polluants pour la planète et qu'ils contiennent dans leur écrasante majorité des ingrédients plus nobles... Alors il ne faut pas hésiter ! :-)

Merci beaucoup Julien !

(Entretien réalisé par mail)


Rendez-vous sur Hellocoton !

12 juin 2015

Entretien avec Christel, passionnée de cosmétiques maison

 
Eau bronzante maison

Parce qu'il est aussi possible, et simple, de fabriquer soi-même ses cosmétiques, je vous propose de découvrir le témoignage de Christel, orthophoniste de 48 ans et mère de trois grands enfants.

  • Peux-tu me dire depuis quand et pour quelle(s) raison(s) tu t'es intéressée aux cosmétiques home-made ?
J'ai commencé à m'intéresser aux cosmétiques maison il y a 7ou 8 ans, en m'intéressant d'abord à la phytothérapie et aux huiles essentielles dans un but plus thérapeutique (disons plutôt bien-être), et j'ai découvert que les huiles essentielles pouvaient être aussi utilisées en cosmétique... Puis j'ai découvert qu'on pouvait faire pratiquement tous ses produits de soin et de beauté.

  • Fabriques-tu également d'autres produits (lessive, produits d'entretien etc) ?
Je fabrique peu de produits, mais j'utilise presque exclusivement des produits naturels (vinaigre blanc, bicarbonate, etc).

  • Quel est ton produit ou ta recette-maison de cosmétique préféré ?
Pas de recette maison préférée, car le principe pour moi est de changer souvent selon les besoins de ma peau, et les demandes de mon entourage, mais j'ai des produits de base incontournables, qui ne me quitte pas, à la maison comme en déplacement (certaines huiles essentielles : tea tree, menthe poivrée, l'aloe vera, le beurre de karité...)


Christel et son masque à la spiruline

  • As-tu "converti" d'autres personnes de ton entourage aux cosmétiques maison ?
Mes enfants : ma fille aînée se fait régulièrement des masques et traitements pour ses cheveux, et les 3 me demandent de leur faire des produits cosmétiques ou des soins pour les "petits bobos". J'ai fait des produits de soin à ma mère et j'ai souvent des demandes de conseils de mon entourage...

  •  Le home-made te semble-t-il revenir moins cher en terme de prix ? 
Une fois l'investissement de départ (matériel et ingrédients -et on prend souvent trop au début), le prix de revient est très nettement inférieur à celui des produits (bio ou pas) du marché.

  • Et la qualité te semble-t-elle supérieure/moindre/égale aux produits "industriels" ?
La qualité me semble supérieure, tout simplement parce que chaque soin est "ciblé" sur un type de peau ou un problème particulier, et que je ne "dilue" pas les actifs dans de l'eau et des épaississants (hors certains produits de maquillage, assez difficiles à réalise en home made).

  • As-tu une anecdote sympa à raconter en lien avec ton utilisation de cosmétiques maison ? 
J'hésite entre la fois où ma dernière est rentrée en week-end en me disant que toutes ses copines de l'internat voulaient le même démaquillant que celui que je lui avais fait, parce que c'était le seul qui éradiquait les boutons en une nuit (les joies de l'adolescence), ou celle où elle m'a demandé une crème "hydratante, anti bouton, qui donne bonne mine et qui sente bon" (rien que ça !!!).

  • Enfin, quel conseil pourrais-tu donner à celles et ceux qui hésitent à fabriquer leurs propres cosmétiques ?
Je conseillerais de se lancer, d'abord avec des produits tout simples, et je dirais que leur peau et leurs cheveux (sans compter leur porte-monnaie) leur diront merci ;)
Dans le genre "cosmétiques simples", il y les masques et gommages bien sûr, il suffit d'avoir un ou deux ingrédients "du placard" (miel, yaourt, poudre d'amande, marc de café, etc), les hydrolats utilisés purs comme toniques, les mélanges tout simples aloe vera/huile végétale qui permettent de faire une sorte de crème sans avoir besoin d'émulsifiants -on a peur de s'en servir au début- , les crèmes utilisant des "bases neutres" auxquelles on ajoute quelques actifs... et j'en oublie sûrement ;)

Merci beaucoup Christel !

(Entretien réalisé par mail)

Rendez-vous sur Hellocoton !

27 mai 2015

Entretien avec Coline, étudiante et végétarienne

Un petit témoignage, ça manquait non ? Voici donc celui de Coline, étudiante en patrimoine de 22 ans et végétarienne :)




  • Pour commencer, depuis combien de temps es-tu végétarienne ?
Je suis végétarienne depuis un peu plus de 3 ans (mi janvier 2012), je ne mangeais déjà plus de poisson depuis quelques années. J’essaie maintenant d’être le plus proche possible du végétalisme, même si je ne pense pas arriver à le devenir complètement.

  • Quelles sont les raisons qui ont motivé ce choix ?
Au départ c’était par dégoût, après avoir disséqué la tête d’un poisson au collège, et avoir eu à la cantine du poisson juste après. Dégoût aussi de voir des animaux entiers ou presque (poulets…). 
L’aspect écologique m’a aussi aidé à me décider. A la même période j’ai commencé à consommer un maximum de bio. 
Puis petit à petit, j’ai commencé à m’intéresser à la condition animale, l’élevage…

  • As-tu rencontré des difficultés au début ? Que ce soit pour savoir quoi cuisiner, comment en parler, avec ton entourage etc ? Est-ce que cela s'est amélioré aujourd'hui ?
J’ai quelques difficultés avec ma famille. Mes parents mangent de la viande à tous les repas, même parfois plusieurs viandes par repas. Au début ma mère me proposait de la viande (au cas où j’aurais changé d’avis). Maintenant, elle ne le fait plus (enfin presque plus). Mais mes parents, et tout le reste de ma famille (sauf ma sœur), considèrent que je suis bizarre, que je mange des trucs bizarres et que eux mangent des trucs « normaux ». A tous les repas c’est « tu veux te faire un truc à toi », « nous on a ça, tu vas manger quoi », « tes espèces de viande », « un truc pour remplacer la viande ». J’ai l’impression d’être punie, de ne pas avoir le droit de manger comme tout le monde. 

Et pour les repas de famille, ou au restau, c’est souvent pareil (mes parents acceptent de manger dans des restau végé quand on va voir ma sœur à Paris, mais ils n’oublient pas de rappeler que c’est pour nous, qu’ils ne sont pas végé). 

Pour ce qui est de cuisiner, je le fais assez peu au final. Je mange des légumes, des simili-carnés… rien de très compliqué. Pas trop de difficultés de ce côté-là. J’ai modifié mon alimentation, j’ai découvert de nouveaux trucs (légumes, spécialités végé…), du coup j’ai assez vite remplacé ce qui me manquait un peu au début. J’aimais beaucoup la charcuterie par exemple, maintenant je kiffe les navets, les panais… 

Et je suis tombé au bon moment, on commençait à trouver plein de produits bio, végé… dans les magasins.

  • Comment as-tu procédé, par étape en éliminant certains aliments ou directement en adoptant l'alimentation végétarienne ?
Au collège j’ai dû disséquer une tête de poisson pendant un cours de SVT, c’était horrible pour moi, et juste après à la cantine il y avait du poisson. Ça m’a dégouté du poisson, je n’en ai jamais remangé après. 
Après j’ai arrêté de manger ce qui ressemblait vraiment à un animal mort (poulet entier, viande avec des os…), cela me dégoutait de plus en plus. J’ai mangé de moins en moins de viande. 
Puis je n’en mangeais pratiquement plus, mais j’ai eu du mal à devenir officiellement végétarienne, car je vis chez mes parents et que pour eux manger de la viande à tous les repas c’est normal.

J’ai profité d’un séjour au Portugal avec mes parents et ma sœur (devenue végétarienne quelques mois avant moi), pour sauter le pas. C’était plus simple, il me suffisait de manger comme elle. 
J’ai arrêté la gélatine, puis diminué les produits laitiers, œufs… arrêté de porter du cuir.

  • Où achètes-tu le plus souvent tes produits bio ?
Comme je vis encore chez mes parents et que c’est eux qui décident où on fait les courses, c’est très souvent en grande surface. Mais j’essaie de les inciter à acheter plus en magasins bio, ou directement chez les producteurs locaux.

  • En dehors de ton alimentation, t'engages-tu dans des actions de type manifestations, pétitions, informations etc ?
Je suis super timide, du coup je ne manifeste pas. Je signe assez souvent des pétitions sur internet, j’essaie de faire circuler des infos sur les réseaux sociaux… 
Je ne suis pas engagée à fond dans la protection animale comme certains végé (même si bien sur ça me parle), moi c’est plutôt l’écologie. Je soutiens aussi l’agriculture paysanne. Je donne des sous à des assoc (Greenpeace, les amis de la confédération paysanne…)

  • Une anecdote sympa à raconter en lien avec le végétarisme ?
Les anecdotes que j’ai à raconter, c’est surtout les moments où j’ai galéré pour trouver à bouffer. 
Une fois, dans une crêperie à Bordeaux j’ai demandé une « galette au bœuf » sans bœuf, je me souviens très bien du regard que m’a fait le serveur, il avait buggé. 
D’autres fois, ça a été moins sympa, j’ai eu des mauvaises surprises (viande dans des plats où il n’y en a pas normalement). 
Sinon, le fait de tomber par hasard sur des végé, ça c’est sympa. Se rendre compte lors d’un repas qu’un camarade de fac ou une collègue de travail est végé, ça m’est arrivé 2 fois.

  • Un conseil pour ceux qui hésitent ?
Lire, se renseigner sur l’élevage et l’impact écologique de celui-ci, sur ce qu’on fait subir aux animaux. Je conseille de lire No steak d’Aymeric Caron et le dernier livre de José Bové (L’alimentation en otage). 
Gouter des trucs nouveaux : légumes, céréales, simili-carnés… 
Et puis faire petit à petit, à son rythme.

  • Quelle est ta recette et/ou ton produit végétarien préféré ?
Le curry de légume c’est trop top bon ! 
J’aime aussi beaucoup faire une sorte de crème dessert avec du tofu soyeux et de la banane mixés.

  • Et enfin, as-tu une bonne adresse à conseiller ?
Je mange très rarement au restaurant. 

A Saint-Étienne y’a pas de restau végé, snif ! Il y a L’italien (place Jean Jaurès) qui fait de supers bonnes pizzas aux légumes. 

Sinon ceux que j’ai testés sont à Paris. Saveur végét’halles est trop génial. J’en ai testé 2 autres super bons, mais je me rappelle plus des noms.


Merci Coline !


Rendez-vous sur Hellocoton !

30 avr. 2015

Entretien avec Céline, de l'épicerie végane Le Cri de la Carotte

Pour continuer la série des témoignages, voici aujourd'hui celui de la sympathique Céline. C'est à Toulouse qu'elle a décidé d'ouvrir la première épicerie végane provinciale, le Cri de la Carotte. Bonne lecture !

Le Cri de la Carotte
304 Avenue de Muret
31300 Toulouse

cri de la carotte epicerie vegane
(Crédit photo : Patricia Maupetit)

  • Pour commencer, pouvez-vous nous présenter Le Cri de la Carotte ? 

Le Cri de la carotte, c’est une épicerie végane, la seule en dehors de l’Île de France, qui a ouvert en décembre 2013. On y trouve avant tout des alternatives aux fromages et à la viande, mais également une belle gamme de chocolats, pâtes à tartiner, bonbons, biscuits, laits végétaux, des produits d’épicerie plus classique comme les céréales, légumineuses, farines, purées d’oléagineux, conserves, sauces, des mayonnaises, de la crème chantilly, des produits d’influence asiatique comme les miso, algues, sauces soja, des snacks, également des produits sans gluten, une partie alimentation pour animaux, des produits d’entretien, d’hygiène, des cosmétiques, du maquillage, des compléments alimentaires, de la maroquinerie (en liège) et, j’y tiens, un joli coin aménagé réservé aux associations, avec des pétitions à signer et des brochures éditées par l’AVF et L214. C’est une petite épicerie, mais très complète finalement !

epicerie cri de la carotte toulouse
(Crédit photo : Melle Pigut)

  • Qu'est ce qui vous a motivé à l'ouvrir ?

C’est un ensemble en fait. De participer aux actions et sorties organisées sur Toulouse, j’ai pu me rendre compte d’une demande importante qui n’était pas satisfaite, et je sentais qu’il y avait besoin, pour permettre au véganisme de prendre de l’ampleur, que ce soit plus facile pour les gens de trouver des alternatives aux produits animaux, que c’était souvent cette absence d’alternative qui empêchait certains de franchir le pas. Ça et de pouvoir en discuter, s’informer sur les questions nutritionnelles, c’est pourquoi d’ailleurs je mets à la disposition des clients les brochures éditées par l’AVF.

Au moment où ce projet à germé dans ma tête, j’étais professionnellement dans une impasse, un boulot de bureau qui me permettait certes d’avoir mes week-ends et qui m’a donc donné la possibilité de militer activement auprès de différentes associations, mais dans lequel je ne m’épanouissais pas. Ancienne disquaire passionnée, végane militante depuis quelques années, je savais que je serais dans mon élément, et c’était aussi ma façon d’apporter une pierre à l’édifice.

  • Avez-vous rencontré des difficultés, que ce soit avec les autres commerçants, avec les riverains ou peut-être même pour trouver un financement ?

J’ai choisi d’ouvrir l’épicerie dans une rue dont les habitants et les commerces venaient de subir 2 ans de travaux, du coup l’implantation d’un nouveau commerce, qui plus est attirant des gens venant d’autres quartiers de la ville, a été super bien accueilli par les commerçants ! Et les riverains, même s’ils n’étaient au départ pas du tout familiers avec le véganisme (je leur ai tout bien expliqué !), ont été ravis de voir s’ouvrir dans leur quartier une épicerie proposant majoritairement des produits bios. 

En amont par contre, c’est vrai que lorsque je recherchais des financements, j’ai eu des difficultés et quelques réactions de scepticisme de la part de certains interlocuteurs. Mais globalement, avec un dossier solide et une parfaite connaissance du marché, j’ai su les convaincre de me faire confiance. Ça permet également de faire du tri, et du coup, que ce soit au niveau de mon assureur, de ma banque ou de l’organisme qui m’accompagne depuis la création de la société par exemple, j’ai affaire à des gens ouverts et intéressés par cette démarche.

Heureusement, pendant toute cette période j’ai été très soutenue, par les copains qui n’attendaient que ça et aussi par mon mari qui a toujours cru en mon projet.

  • Et qu'en est-il aujourd'hui ? Des curieux viennent-ils à l'épicerie ou est-ce exclusivement des personnes déjà végéta*iennes ?

Ce sont bien sûr en majorité des personnes véganes, végétaliennes ou végétariennes qui viennent faire leurs courses à la boutique, mais également des personnes allergiques, au gluten, au lait, aux œufs, et aussi des habitants du quartier qui viennent faire des courses d'appoint. De nombreux curieux passent également la porte de l'épicerie, après en avoir entendu parler, avoir lu un article ou simplement après avoir découvert son existence en passant devant en tramway. 
Et puis il y a ceux qui viennent faire quelques courses parce qu'ils reçoivent un vg, ou une personne allergique, que j'accompagne et conseille tout au long de leur visite (ils sont souvent un peu perdus avec tous ces produits inconnus), et enfin, ceux qui se sont trompés d’adresse (il m'arrive qu'on me demande des oeufs bio par exemple, c'est courant, ou, plus rare, des compléments du type gélules de cartilage de requin... ). C'est anecdotique mais ça peut mener à des situations cocasses.

  • J'imagine que vous-même êtes végane, quelles ont été vos raisons pour adopter ce choix de vie ?

Je suis végétarienne depuis très jeune, essentiellement pour les animaux, mais je n'ai compris que bien plus tard que la production de lait et d'oeufs était également problématique. C'est, je crois, de découvrir la situation catastrophique des écosystèmes marins qui m'a enjoint à me renseigner sur la problématique de l'exploitation animale de manière plus globale, et dès que j'ai commencé mes recherches, j'ai ressenti le besoin d'agir. À la fois en arrêtant de contribuer à cette exploitation bien sûr, mais également en m'engageant auprès d'associations qui travaillaient activement sur ces problématiques. J'ai d'abord rejoint l'association Sea Shepherd Conservation Society, en tant que volontaire à terre, puis à bord d'un de leurs bateaux, et j'ai ensuite été bénévole pour l'Association végétarienne de France qui a une approche de sensibilisation très pédagogue et bienveillante, et propose une documentation très complète pour réussir sa transition vers une alimentation végétale, ce qui m'est d'ailleurs très utile à l'épicerie pour conseiller les personnes qui s'interrogent et hésitent à franchir le pas.

  • En dehors de la tenue de l'épicerie, êtes-vous engagée dans d'autres actions type manifestation, pétition etc ?

J'ai l'impression de participer beaucoup moins qu'avant aux actions organisées sur Toulouse (en grande partie déjà parce que celles-ci sont très souvent organisées le samedi, quand l'épicerie est ouverte), mais je participe tout de même dès que possible aux manifestations organisées pour les droits des animaux, que ce soit contre la tenue de corridas, ou pour demander la fermeture des abattoirs par exemple.

  • Une anecdote sympa à nous raconter en lien avec le Cri de la Carotte ?

Souvent, les clients se mettent à discuter entre eux dans le magasin, s’échangent des idées, des conseils, donnent leur avis sur tel ou tel produit, j’adore, ça rend le lieu vraiment vivant et agréable.

Sinon, un truc drôle qui m’est arrivé récemment, une personne a tagué la vitrine de la boutique, avec amour et plein de gros cœurs rouges, pour réclamer des actions concernant la disparition des abeilles ! J’ai trouvé ça super mignon comme vandalisme (un peu pénible à effacer toutefois) !

  • Quel est votre produit ou votre recette végé préféré ?

Ce que j’adore faire, mon plat de réconfort à moi, ce sont les « oeufs » cocotte. C’était un de mes plats favoris à l'époque, alors je suis bien contente d'avoir trouvé une alternative aussi plaisante. Cette recette est très, très fortement inspirée de la recette d’oeufs au plat de l'excellent blog de Miriam Sorrell. 

(=> retrouvez la recette complète en bas de l'article !)

  • Avez-vous des conseils pour ceux qui hésitent ?

Je crois qu’il n’y a pas d’hésitation à avoir, manger végétalien c’est à la fois bon pour les animaux, la planète et, pour ne rien gâcher, c’est aussi bon pour soi. Après, ça peut être déroutant au départ, quand on se lance dans l’alimentation végétale, il faut bien l’admettre, on ne sait souvent pas du tout comment organiser des repas équilibrés ! Alors il faut réapprendre, découvrir de nouvelles façons de cuisiner. Commencer par faire le tri dans les recettes qu’on a l’habitude de réaliser pour garder celles qu’on pourra végétaliser facilement, histoire de se rassurer un peu, et puis ensuite partir à la découverte des saveurs. Très vite on apprend à utiliser les épices, les purées d’oléagineux, à ajouter un peu de tamari par-ci, de levure de bière par-là, on s’achète un livre de recettes, on se met quelques blogs en favoris, et on se sent très vite plus à l’aise. Si en plus on peut rencontrer des vg dans sa ville (ce qui est le cas à Toulouse, et c’est vraiment une chance !), c’est super pour partager, échanger, et aussi au besoin se rassurer, se soutenir.

  • Et enfin, en dehors du Cri de la Carotte, avez-vous des bonnes adresses à indiquer ?

À Toulouse on n’a pas encore de restaurant végane, mais quelques possibilités bien sympas quand même, pour manger à l’extérieur. J’aime beaucoup la cuisine du monde, et de ce côté-là on a pas mal de choix, entre les restaurants libanais, thaïlandais, indonésien, népalais…, on a aussi quelques restaurants bio où l’on peut se régaler, et même un service de livraison de burgers vg qui vient de se lancer. C’est assez facile finalement de manger végétalien dans la ville rose, il n’y a qu’à voir le nombre de références proposées sur le site Happycow pour s’en convaincre.

Merci beaucoup !

La recette :
oeuf cocotte vegane vegetarien

Ingrédients, pour 4 cocottes : 

Pour le blanc : 
400g de tofu soyeux

Pour le jaune :
2 cuillères à soupe de purée de pommes de terre instantanée, flocons déshydratés ou poudre
7 cuillères à soupe  (105 ml) d’eau chaude (il en faudra peut-être un peu plus)
1 cuillère à café de levure de bière
¼ cuillère à café de curcuma
¼ cuillère à café de sel kala namak, aussi connu sous le nom de sel noir – il a un goût et une odeur d’oeuf essentiels pour cette recette
¾ cuillère à café de No egg (Orgran)
1 cuillère à café de margarine
1 cuillère à café d’huile de tournesol ou de colza (pas d’huile d’olive qui modifierait le goût)

Pour la garniture :
1 boudin de sauce fromagère Vegusto
- quelques dés de fauxmage bleu. Vegusto, Bute Island ou V'Bites conviendront parfaitement.
- un peu de fauxmage râpé pour gratiner

Méthode :

Mélangez la purée de pommes de terre instantanée avec l’eau, ajoutez la margarine et les autres ingrédients et écrasez le tout avec une fourchette, jusqu’à ce que la consistance ressemble au jaune d’un œuf dur. La consistance doit être épaisse (il y a une raison à cela). Puis mettez une petite cuillère du mélange dans un bol à part et laissez le tout de côté.

Graissez quatre cocottes qui vont au four, puis déposez au fond un quart de tofu soyeux dans chaque, que vous écraserez grossièrement à la fourchette.

Séparez la préparation de jaune d'oeuf en quatre, faites en des boules et placez-les sur le tofu soyeux.

Verser la sauce fromagère autour du jaune, et plantez quelques morceaux de bleu.

Mettez au four, à 210°c pendant 10 minutes.

Avant de sortir les cocottes du four, mettez un peu d'eau dans le reste de jaune d'oeuf, afin de lui donner une consistance liquide.

Sortez les cocottes du four, mettez un peu du liquide sur chaque jaune, un peu de râpé et remettez au four le temps de gratiner un peu.

Servez avec une salade de crudités, et du pain à tremper dans les cocottes bien sûr.


Rendez-vous sur Hellocoton !

17 avr. 2015

Témoignage de Fabrice, végane et activiste à Sea Shepherd Global

Pour ce nouveau témoignage, je suis vraiment très contente de vous présenter celui de Fabrice, officier de la marine marchande de 36 ans, qui non seulement est végane mais aussi activiste dans l'ONG Sea Shepherd Global.

sea shepherd global


  • Peux-tu expliquer en quoi consiste ton engagement en faveur des animaux ? Depuis combien de temps as-tu commencé ?
A un niveau personnel, mon engagement c'est d'abord être végan, donc, d'avoir changé mes habitudes de vie et de consommation. C'est répondre aux questions de mon entourage à ce sujet, exposer mes raisons, ou essayer de leur faire découvrir des documentaires. Comme j'ai des enfants, j'essaie aussi de les sensibiliser et de les intéresser à mes recettes de cuisine. En ce qui concerne mon activité, je m'investis dans une ONG d'action directe, Sea Shepherd Global, dont le but est de sauver des animaux marins ( des baleines aux concombres de mer), et qui fait également la promotion du véganisme.

  • Quelles sont les raisons qui t'ont motivé ?
On pourrait appeler ça un mouvement de révolte de voir aussi bien les gens que nous sommes, que les animaux que nous élevons, traités comme de vulgaires marchandises. Tout est sacrifié au profit. C'est triste pour nous comme pour les vaches. Quand je vois les porcs engraissés et conduits à l'abattoir, je vois Dupond gavé de fast food qui donne son temps et sa vie pour le bénéfice de sa compagnie. Je suis choqué de l'absurdité, du manque de liberté, de la laideur de notre société. C'est donc parce que je me sentais contraint, prisonnier d'une vie dans laquelle je ne me reconnaissais pas, que j'en suis venu par étapes au véganisme. J'avais besoin d'un rapport à mon environnement radicalement différent. Pour résumer, j'ai trouvé qu'il y avait plus de respect de soi et des autres, plus de bon sens, plus de joie de vivre, plus de satisfaction, plus l'amour surtout et moins d'isolement à envisager les choses selon une perspective végane. Nous ne pouvons pas nier les animaux sans nous renier nous-mêmes. Envisager la vie dans toute sa beauté et son essence, c'est repenser la place de l'homme parmi les êtres vivants. S'intéresser aux animaux c'est s'intéresser aux oubliés, et j'avais l'impression que nous étions tous des oubliés.

  • Depuis combien de temps es-tu engagé au sein de Sea Shepherd ? Qu'y fais-tu ?
J'ai rejoint Sea Shepherd il y a 3 ans, d'abord comme bénévole à terre, pour des événements de sensibilisation et de collecte de fonds. Il y a 2 ans, j'ai embarqué aux îles Samoa sur le Brigitte Bardot, comme chef mécanicien. Le but du navire à cette époque était de protéger le fondateur de l'ONG, Paul Watson, qui faisait l'objet d'une notice rouge d'Interpol. On se faisait discret donc, pendant que la justice suivait son cours, jusqu'à ce qu'on puisse enfin débarquer Paul Watson en toute sécurité à Los Angeles.
Par la suite, j'ai été capitaine sur le Jairo Mora Sandoval (du nom d'un écologiste costaricien qui s'est fait assassiner, et dont les meurtriers ont échappé impunément à la justice). Ce bateau était au Sénégal, pour une campagne contre la pêche illégale, menée de concert avec les autorités du pays. Mais ces autorités corrompues se sont vite retournées contre nous. Après les menaces des militaires, donc, après qu'ils sont venus à notre bord de nuit pour nous voler du matériel, après aussi qu'ils avaient incendié un navire d'une asso locale qui collaborait avec nous, nous nous sommes finalement réfugiés aux îles du Cap Vert.
Depuis un an, nous y travaillons en partenariat avec d'autres associations locales de protection de l'environnement à l'étude et au recensement de certaines espèces endémiques de ces îles. Nous avons également mené campagne pour la protection des tortues de mer.
Avec de la chance, j'aimerais participer à la prochaine campagne aux îles Feroés cet été, contre le massacre "rituel" des baleines pilotes.

  • Ton véganisme découle-t-il de cet engagement ou est-ce l'inverse ?
Les deux. Je me suis d'abord engagé pour l'écologie, puis plus précisément pour la cause animale. Suite à ça je suis devenu végétarien pendant deux ans, et seulement après végan. Mais d'un autre côté, on peut dire que ce changement de choix alimentaires a contribué à développer ma sensibilité, et à renforcer mon engagement.

  • Comment as-tu procédé, par étape en éliminant certains aliments ou directement en adoptant l'alimentation végéta*ienne ?
Quand je suis devenu végétarien, ça a été d'un coup. J'ai immédiatement banni la viande et le poisson, et cela ne m'a plus jamais manqué. En revanche, je suis devenu végétalien plus progressivement. La raison, c'est qu'en devenant végétarien, j'avais d'abord cru que c'était suffisant et qu'aller au ­delà serait se montrer plus royaliste que le roi. Ensuite j'avais une mauvaise image des végans qui m'énervaient à se montrer trop moralisateurs, ou tatillons, par exemple, en rechignant à se servir d'un couteau qui avait déjà servi à beurrer une tartine. Néanmoins, en continuant à me documenter sur l'élevage, j'en suis venu, sans me forcer, à bannir aussi le lait, le fromage et les oeufs. Pendant une période, je consommais encore quelques produits auxquels j'étais « accro », comme les sauces à émulsion (mayonnaise, béarnaise etc...) qu'on trouve en supermarché, et la crème fraîche que j'avais autrefois l'habitude de manger à la petite cuillère. Grâce à la découverte de nouvelles recettes, j'ai finalement arrêté d'acheter ces produits aussi.

  • Quelle est ta recette et/ou ton produit végéta*ien préféré ? 
Le seitan, cuit au four dans sa marinade avec de la purée, ça me rend fou !

  • Ton entourage partage-t-il tes convictions ? Participe-t-il avec toi ? 
Quand j'ai expliqué à ma femme que je souhaitais ne plus manger de viande, elle a aussitôt appelé nos deux filles (de 8 et 6 ans) dans la cuisine pour leur annoncer la nouvelle, d'un ton très grave et solennel. Les enfants se sont aussitôt mis à pleurer. J'étais vraiment dépité par cette scène que je n'avais pas anticipée. Par la suite, c'est resté difficile avec ma femme. Elle a réduit sa consommation de viande, mais trouve exagéré de devenir végétarien, et m'a reproché, classiquement, mon extrémisme quand par la suite je suis devenu végan. Pour les enfants c'est compliqué. Je leur ai, depuis, expliqué mes raisons, avec le plus de douceur possible. Je ne peux pas leur donner une alimentation végétalienne dans la mesure où il y a un différend sur ce sujet entre leur mère et moi. Et quand c'est moi qui cuisine, elles endurent avec patience, mais frustration, le fait qu'il manque une saucisse ou un poisson pané dans l'assiette. 
Beaucoup de mes amis disent que j'ai raison, et donc qu'ils réfléchissent à la question. 

  • Une anecdote sympa à nous raconter ? 
Je me souviens d'un barbecue en famille, il y a deux ans. J'étais végétarien, et pas encore végétalien. Plutôt que des saucisses ou des côtelettes, je me suis fait fondre un camembert sur les braises. Ça a rendu jaloux tous les baffreurs de viande qui m'ont boulotté mon camembert avant de revenir à leur assiette.

  • Enfin, quel(s) conseil(s) et/ou quel(s) message(s) aimerais-tu faire passer ? 
Je n'ai jamais autant apprécié le fait de manger que depuis que je suis végan. J'ai découvert tant de saveurs, et de nouvelles façons de cuisiner ! Par ailleurs, je cuisine beaucoup plus moi-­même, et apprécie d'autant plus le moment du repas, si je peux partager ce que j'ai fait. Par le plaisir que j'ai à essayer de nouvelles recettes, et la détente que ça me procure, je me rends compte que cuisiner n'est pas perdre son temps mais le consacrer, vraiment, à quelque chose d'essentiel. 
Je me sens plus vivant.

Merci beaucoup Fabrice !

(Entretien réalisé par mail)


Rendez-vous sur Hellocoton !

10 avr. 2015

Entretien avec Delphine, du blog Petites astuces entre filles

Il est difficile de passer à côté du blog Petites astuces entre filles, tenu par Delphine. Cosmétiques bio et faits maison, bons plans, tests de produits, végéta*isme, en vidéo ou par écrit, Delphine aborde plusieurs fois par semaine ces thèmes avec une bonne humeur communicative. 
Vous l'aurez compris, c'est bien son témoignage que je vous livre aujourd'hui !


delphine astuces entre filles astucieuse


  • Peux-tu me dire depuis quand et pour quelle(s) raison(s) tu t'es intéressée au bio et home-made, plus particulièrement dans les cosmétiques ?
Je suis passée au naturel en juin 2012, déjà 3 ans. J'ai pris conscience qu'un grand nombre de produits étaient testés sur les animaux et qu'ils contenaient toutes sortes d'ingrédients chimiques. Je n'avais simplement plus envie de cautionner tout ça.

  • Comment intègres-tu le bio dans ta vie quotidienne ?
Ca m'a paru difficile au début puisque je n'y connaissais pas grand chose dans ce domaine mais aujourd'hui ça fait vraiment partie de mes habitudes. Pour les cosmétiques par exemple je file direct vers les soins bio quand je fais mes courses et pareil pour les fruits  et légumes.

  • Quel est ton produit ou ta recette-maison de cosmétique préféré ?
Je crois que c'est le citron, j'adore me faire un peeling avec, le résultat est whaou !! Il y en a aussi pleins d'autres, pas facile de n'en choisir qu'un !!

  • Tu es également végétarienne, qu'est ce qui a motivé ce choix ?
Oui, j'ai arrêté de consommer de la chaire animale depuis maintenant deux ans. Ce que l'on fait subir aux animaux, que ce soit pour les cosmétiques ou pour nos assiettes, je ne pouvais plus le supporter. Une énième crise alimentaire (le cheval dans les lasagnes, même si je ne consommais pas ce genre de  plats) a fini de me convaincre. Comment peut on traiter les animaux de la sorte, l'élevage industriel est une aberration (nourriture de mauvaise qualité, antibiotiques, souffrance....). Non merci !

  • Ton entourage t'a-t-il encouragé dans ces différents choix ou au contraire as-tu rencontré des réticences ? Si c'est le cas, qu'en est-il aujourd'hui ?
J'ai expliqué mon choix à mon mari et mes enfants, ils me soutiennent. Côté famille c'est plus compliqué, encore aujourd'hui je me prends de drôles de réflexions. Avant ça m'énervait, aujourd'hui ça me fait sourire. Ce choix est le mien, il ne regarde et n'engage que moi.  Ce qu'en pense les autres, franchement ça m'est bien égal (pour rester polie ^^).

  • En dehors de ton blog, t'engages-tu dans des actions de type manifestations, pétitions, informations etc ?
Ils m'arrivent de signer quelques pétitions mais ça s'arrête là.

  • As-tu une anecdote sympa à raconter en lien avec ton végétarisme ou ton utilisation de cosmétiques bio/maison ?
Mon mari m'appelle le druide quand je tambouille.

  • Enfin, quel conseil pourrais-tu donner à celles et ceux qui hésitent à utiliser des cosmétiques bio ?
Je leur demanderai déjà pourquoi ils hésitent, les cosmétiques bio on en trouve de très sympas aujourd'hui. Je leur conseillerai de tester l'huile de coco en masque pour les cheveux secs ou l'huile de jojoba à la place de leur soin de nuit durant 15 jours, je suis sûre qu'ils seraient convaincus.

  • Et à ceux qui sont tentés par le végétarisme ?
S'ils ont envie d'essayer il faut le faire. J'ai découvert une nouvelle cuisine en quelque sorte, des nouveaux goûts, des nouveaux plats... ça me plait de plus en plus. Et le plus important c'est de s'écouter, c'est un choix perso.


Merci Delphine !

(Entretien réalisé par mail)

Rendez-vous sur Hellocoton !

3 avr. 2015

Entretien avec Alexandra, végétarienne

Aujourd'hui c'est avec Alexandra que nous avons rendez-vous ! Cette graphiste de 30 ans, "maman" d'un joli couple de lapins qui gambade en liberté chez elle, est végétarienne et s'est très gentiment prêtée au jeu des questions.

couple de lapinsvegetarienne


  • Pour commencer, depuis combien de temps es-tu végétarienne ?
Cela fait maintenant deux ans que j’ai franchi le cap.

  • Quelles sont les raisons qui ont motivé ce choix ?
J’ai grandi dans une famille omni, n’ai toujours fréquenté que des omnis. Je ne m’étais jamais trop posé de questions sur mon alimentation et esquivais tout ce qui pouvait me rappeler le fait qu’on tuait des animaux car bizarrement la souffrance d’un animal me rendait “malade”... Jusqu’au jour où un de mes loisirs m’a permis de rencontrer un vegan. Etant terriblement curieuse, je l’ai assommé de questions pour connaitre ses motivations et comment il vivait au quotidien, s’il était en bonne santé etc. Il aurait pu m’envoyer balader. Au lieu de ça, il m’a répondu avec beaucoup de patience, de simplicité, sans m’accabler ou chercher à m’imposer son point de vue. Une démarche tout simplement géniale. Suite à ça, j’ai commencé mes propres recherches et pendant des mois j’ai fouillé le web pour en avoir le coeur net tout en explorant les points de vue scientifique, écologique, économique et éthique. Je me suis forcée à regarder certaines vidéos de cette réalité très crue que je me refusais d’imaginer depuis toutes ces années. Et un jour j’ai décidé. Je me vois encore dire à mon ex copain “ce jap, c’est le dernier”. Je raffolais des sushis. Bizarrement, je n’ai même pas su apprécier ce dernier repas omni. Bref, je m’égare ! J’ai choisi d’être végétarienne pour notre planète, pour éviter le plus de souffrance possible aux animaux et aux hommes et pour ma santé !

  • As-tu rencontré des difficultés au début ? Que ce soit pour savoir quoi cuisiner, comment en parler, avec ton entourage etc ? Est-ce que cela s'est amélioré aujourd'hui ?
Bien évidemment. J’avais beau m’être beaucoup renseigné, il n’en restait pas moins que j’étais une parfaite débutante en cuisine et que les produits bio et de substitutions ne sont pas toujours faciles d’accès. Donc j’ai retroussé mes manches, j’ai intégré le groupe Happy veggies sur Facebook, j’ai commencé à suivre quelques sites/blogs de cuisine végé et j’ai trouvé le magasin bio le plus près de chez moi ! Sans toute l’aide que j’ai pu trouvé sur le net, j’aurais été complètement paumée puisque personne n’est végé dans mon entourage... 

Avec mon ex copain, l’approche a été délicate. Il a eu beaucoup de mal à me comprendre au début, bien qu’il tolérait mon choix. Ca nous a valu quelques disputes, jusqu’à ce qu’il décide de vérifier tous les arguments que je pouvais invoquer. Là, bizarrement, il s’est calmé et il a même commencé à changer doucement d’état d’esprit. Pour ce qui est de la famille, je n’ai pas à me plaindre. Je n’ai pas échappé aux questions, aux inquiétudes, aux “demi-repas” faute de savoir comment remplacer... mais ils ne m’ont jamais trop embêté. J’ai toujours agis de la même façon que l’avait fait mon “mentor”, je réponds avec patience, humour, simplicité, sans juger l’autre, sans le forcer à se sentir coupable (car je pense que ça doit vraiment venir de soi). Et ça marche assez bien. Là où j’ai rencontré le plus de soucis, c’est au travail. On a tous des collègues un peu lourds, qui se sentent agresser quand ils voient quelqu’un manger du tofu à la place d’un steack, qui ne peuvent s’empêcher de clamer combien leur plat bien sanguinolent est bon, de vous sortir le fameux cri de la carotte. Dans ces cas là, j’évite de le prendre pour moi ou de m’énerver car ça me desservirait moi et la cause. Soit je les ignore gentiment, soit j’en ris. Le jour où ils en ont assez et sont prêts à avoir une vraie discussion, on en reparle de façon constructive. 

Je ne dirais pas que je suis une experte désormais, mais je me sens beaucoup plus sereine vis-à-vis de mes choix.

  • Comment as-tu procédé, par étape en éliminant certains aliments ou directement en adoptant l'alimentation végétarienne ?
J’ai commencé par arrêter le lait de vache, que j’ai remplacé par des laits végétaux. Puis, les mois suivants j’ai commencé à intégrer des aliments ou plats que je découvrais au fil de mes recherches (tofu, quinoa, boulgour,...) jusqu’au jour fatidique où j’ai dit “c’est bon, je deviens végétarienne !”. Depuis, j’ai grandement réduit ma consommation de sous-produits animaux. Il m’arrive de manger du fromage ou des oeufs (quand ils se trouvent dans un plat que je n’ai pas préparé). Un peu de miel aussi très occasionnellement. Je cuisine la plupart du temps végétalien et j’ai remplacé tous mes produits cosmétiques par du bio, cruelty-free et vegan si possible.

  • En dehors de ton alimentation, t'engages-tu dans des actions de type manifestations, pétitions, informations etc ?
Je ne suis pas militante, non. Je signe beaucoup de pétitions, mais je ne vais pas sur le terrain. Il m’arrive régulièrement de donner des conseils à des ami(e)s qui souhaitent manger moins de viande ou acheter des produits plus respectueux. Je partage régulièrement des articles qui pourraient réveiller la conscience de mes contacts FB sans les braquer. Ma façon de militer se résume à ça et à comment je dépense mon argent. Je pense qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance de nos choix de consommation. C’est peu, j’en ai conscience.

  • Une anecdote sympa à raconter en lien avec le végétarisme ?
Celui dont je parle plus haut comme étant mon “mentor”, je l’ai rencontré sur un jeu-vidéo en ligne ! Depuis, une de mes amies joueuses a franchit le pas aussi (on ne s’était pas donné le mot) et se dirige doucement vers le végétalisme. Comme quoi, les geeks ne sont pas tous déconnectés du monde !

  • Un conseil pour ceux qui hésitent ?
Tout dépend de ce qui les fait hésiter. Si vous doutez du bien fondé du végétarisme, renseignez-vous. Faites vous l’avocat du diable. Faites vos propres recherches, multipliez les sources (fiables), les thèmes et les points de vue. C’est un choix de vie, c’est VOTRE vie. Vous pouvez choisir de le faire pour les autres, mais ça restera votre vie quand même. Il ne faut pas le faire à contre-coeur ou pour se sentir moins coupable. Il faut le faire en toute conscience, en se respectant, en respectant les autres. Si vous avez besoin de temps pour faire la transition, prenez le. Si avez des questions, des inquiétudes, n’hésitez pas à parler. Il y aura toujours un végé sympa prêt à partager librement sans vous enfoncer ou vous pointer du doigt. Essayez de toujours garder l’esprit ouvert, ça servira pour tout !

  • Quelle est ta recette et/ou ton produit végétarien préféré ?
J’adore le tofu ! A la japonaise, à la tomate, au curry, à tartiner, soyeux, ferme,... Mais le plat que je préfère cuisiner c’est le dal de lentilles corail au lait de coco et au curry ! C’est assez simple, ça demande juste un peu de temps. C’est bourratif, super bon (pour la santé et le palais) et exotique ! J’adore aussi les biscuits fourrés au chocolat du Moulin du Pivert (à consommer avec modération).

  • Et enfin, as-tu une bonne adresse à conseiller ?
Sur Paris : Vegan Folies ! C’est une petite pâtisserie rue Mouffetard qui propose des gourmandises démentes ! On est bien reçus, c’est bon, c’est vegan, c’est raisonnable, que demander de plus ?! J’y emmène même mes copains omnis.

Merci beaucoup Alexandra !

(Entretien réalisé par mail)

Rendez-vous sur Hellocoton !

27 mars 2015

Entretien avec Sandrine, du blog Aromalin

Aromalin, le blog de Sandrine sur l'aromathérapie, les huiles essentielles et les cosmétiques home-made, est l'un des premiers que j'ai découvert quand je me suis intéressée aux cosmétiques bio etc.
C'est donc logiquement que je lui ai demandé de participer à cette rubrique, et je partage aujourd'hui avec vous ses quelques confidences et conseils !


cosmétiques maison home-made


  • Peux-tu me dire depuis quand et pour quelle(s) raison(s) tu t'es intéressée au bio et au "home-made", plus particulièrement dans les cosmétiques ?
Voilà maintenant plus de 2 ans que je m’intéresse aux cosmétiques home made. Depuis de nombreuses années je milite et lutte contre la maltraitante animale sous toute ses formes. Un jour, j’ai su que les cosmétiques achetés en grande surface étaient testés sur les animaux. Et pour moi, il était hors de question de participer à cette barbarie, à profiter de cette cruauté tout simplement pour pouvoir prendre soin de ma peau. De plus, je suis de nature écologique, donc je voulais des cosmétiques qui ne polluent pas et qui respectent ma peau (pas de produits chimiques dangereux). Alors, j’ai commencé à chercher comment je pouvais contourner ce circuit. Avec la création de mon blog, j’ai découvert qu’il est possible de réaliser ses cosmétiques soi-même. J’étais plutôt étonnée, alors j’ai commencé à réaliser un gloss. Le résultat était superbe ! Moi qui ne supportait pas les gloss du commerce (réaction allergique), celui-ci est top : pas de réaction allergique et en plus il nourrit très bien mes lèvres et donne un bel effet pulpeux. Alors après j’ai continué : j’ai réalisé des crèmes, des shampoings, des gels douches, etc. Je fais attention d’acheter des ingrédients qui n’ont pas fait l’objet de tests sur les animaux.

  • As-tu rencontré des difficultés quand tu as commencé à t'intéresser à l'aromathérapie  ? Qu'en est-il aujourd'hui ?
J’ai commencé à m’intéresser à l’aromathérapie pour soulager mon allergie au rhume des foins. J’ai rencontré pas mal de problèmes au début, je me posais beaucoup de questions : quelles huiles essentielles acheter, comment les utiliser, quel dosage, où trouver des recettes ? J’ai donc acheté des livres, beaucoup lu sur Internet et dans les livres d’aromathérapie. Maintenant, je peux dire que je peux soigner mon entourage et moi-même avec les huiles essentielles en suivant ce qui est dit dans les livres. L’initiation a été longue mais en même temps avec un blog sur les huiles essentielles, je m’y suis intéressée de très près, ce qui fait que je m’en sors bien.

  • Comment intègres-tu l'aromathérapie dans ta vie quotidienne ? As-tu "converti" ton entourage également ?
J’utilise l’aromathérapie pour soigner les petits bobos du quotidien (rhume, rhino, état grippal, aphte, brûlure, etc). Aussi en cosmétique, j’ajoute des huiles essentielles dans mon shampoing, mon sérum pour le visage, mon huile pour le corps. Et aussi, je les utilise en diffusion pour me détendre (lavande vraie, petit grain bigarade, orange) ou en cas d’épidémie hivernale (ravintsara, eucalyptus radié, citron). Enfin, je les utilises pour le ménage : j’en rajoute dans mon seau d’eau pour laver le sol (citron, pin), pour passer l’aspirateur (lavande). Bref, ils sont dans mon quotidien.
J’ai réussi à convertir mon homme qui dès qu’il est un peu malade me demande ce qu’il peut mettre. J’ai aussi réussi à convertir mes parents pour le moment. Ce n’est pas toujours simple surtout quand l’entourage ne s’intéresse pas aux solutions plus naturelles.

  • Quel est ton produit ou ta recette-maison de cosmétique préféré ?
Ma recette-maison préférée est mon shampoing solide. J’en fais pour mon homme, mon beau-papa et moi-même. Ils en redemandent car il est super efficace contre les pellicules. Il est à base d’ortie.

  • Si tu ne devais choisir qu'une seule huile essentielle, ce serait laquelle ? pourquoi ?
Je pense que je choisirai l’huile essentielle de ravintsara. Le choix n’est pas simple mais finalement c’est le flacon qui diminue le plus vite ! Je l’utilise beaucoup en hiver dans les recettes et en diffusion. Et aussi au printemps pour soulager mon nez qui coule à cause de mon allergie.

  • Quel(s) changement(s) as-tu constaté(s) depuis que tu crées tes propres cosmétiques et utilises des HE ?
Depuis que j’utilise mes cosmétiques, ma peau n’a plus fait d’intolérance. La peau de mon visage et beaucoup plus belle, lisse. La peau de mon corps est plus douce. 
Depuis que j’utilise les HE, je ne vais que très rarement chez le médecin et chez le pharmacien, pour mon plus grand plaisir ! Je prends aussi beaucoup moins de médicaments qu’avant et depuis je n’ai plus pris un seul antibiotique.

  • As-tu une anecdote sympa à raconter en lien avec l'aromathérapie ou les cosmétiques naturels ?
Ma belle soeur m’a confié qu’elle ne trouvait pas de démaquillant qui ne lui brûle pas ses joues lors de l’application. Alors, on a acheté des ingrédients pour réaliser un démaquillant naturel.
On a réalisé une sorte de crème à base d’huile de son de riz et de macérat de vanille. Et bien, elle était stupéfaite : non seulement il démaquille super bien mais en plus il ne lui brûlait pas les joues. Elle était ravie. Après elle n’en a pas refait car ce n’est pas son truc de fabriquer des cosmétiques maison. Ce que je comprends parfaitement, cela peut prendre du temps.

  • Enfin, quel(s) conseil(s) pourrais-tu donner à celles et ceux qui hésitent à utiliser des HE et/ou à faire eux-mêmes leurs cosmétiques ?
Il ne faut pas faire attention aux regards et aux remarques de sa famille et de ses amis. Ils sont septiques car ils ne connaissent pas. Pour certains d’entre eux, je passe pour une sorcière (lol). Il ne faut pas hésiter à se lancer et à tester des recettes déjà écrites par d’autres bloggeuses pour être sûre de ne pas être déçue du résultat de sa recette. Il ne faut pas hésiter d’accepter qu’il y aura des ratés les premières fois. Mais le coup en vaut la peine. Une fois qu’on a compris la structure d’une recette, après on les fait les yeux fermés (enfin presque) !
Pour utiliser les huiles essentielles, je recommande toujours d’acheter en premier lieu le livre :
« Ma bible des huiles essentielles », de D.Festy. Il est très complet et il répond à de nombreuses questions.

Merci Sandrine !

(Entretien réalisé par mail)
Rendez-vous sur Hellocoton !

20 mars 2015

Témoignage d'Elise, végétarienne

Pour la journée sans viande, quoi de plus logique que de vous présenter le témoignage de ma copine Elise, 28 ans, conseillère dans l'immobilier, et surtout végétarienne !

nems maison végétariens

En photo : des nems végétariens maison réalisés par Elise, à base de champignons, carottes, pommes de terre et ail. Miam !


  • Pour commencer, depuis combien de temps es-tu végétarienne ?

Je suis végé depuis 2 ans (je viens de me rendre compte que je fête mon 2ème anniversaire!) mais j'ai arrêté la viande il y a 4 ans. Le poisson et les crustacés il y a 2 ans.
  • Quelles sont les raisons qui ont motivé ce choix ?

Je n'ai jamais été attirée par la viande. A 15 ans j'ai rencontré une personne végé et j'ai eu un déclic. Ca me paraissait évident. Ma mère ne m'a pas laissé faire car elle avait peur pour ma croissance. J'ai mis ça de côté mais quelques années plus tard c'est revenu dans ma tête... Sans déclencheur particulier. Après j'avais peur des carences donc j'ai lu des articles et un livre sur l'alimentation végé et sur le traitement des animaux d'élevage et puis je me lancée ! C’était comme une évidence, encore plus quand j'ai découvert les notions de spécisme/anti-spécisme. Ca illustrait enfin le pourquoi je ne voulais plus manger de viande.
  • As-tu rencontré des difficultés au début ? Que ce soit pour savoir quoi cuisiner, comment en parler, avec ton entourage etc ? Est-ce que cela s'est amélioré aujourd'hui ?

Faut cuisiner! Pas trop mon truc... Les légumineuses je connaissais mal donc j'ai cherché des recettes. J'avais peur des carences...
Autre difficulté : la vie sociale. Manger chez les amis devient difficile et je parle pas des resto !
Le jugement aussi. Certaines personnes trouvent ça idiot, d'autres disent qu'ils ne pourraient pas mais ne jugent et y a ceux qui finissent par être convaincus et à le devenir. 
Ma famille n'accepte pas alors quand il y a une réunion de famille je ramène ma bouffe!
  • Comment as-tu procédé, par étape en éliminant certains aliments ou directement en adoptant l'alimentation végétarienne ?

J'ai arrêté la viande puis appris a utiliser les légumineuses, et j'ai arrêté les crustacés et le poisson. Le plus dur : les st-jacques, le saumon et les crevettes ! 

Rien ne me manque aujourd'hui !
  • En dehors de ton alimentation, t'engages-tu dans des actions de type manifestations, pétitions, informations etc ?

Je ne suis engagée dans aucune action par manque de temps et d'énergie dû a des problèmes de santé mais j'aimerais bien ! Un jour...
  • Un conseil pour ceux qui hésitent ?

Lire des livres et se balader dans certains groupes Facebook. Y aller en douceur sans avoir peur des jugements !


  • Quelle est ta recette et/ou ton produit végétarien préféré ?
Je n'ai pas vraiment de produit préféré mais j'ai découvert l'houmous et je suis accro. Et j'ai rendu mes amis accro ! J'ai découvert le Tartex a Noel et j'aime beaucoup celui au champagne et aux truffes. Il y a des produits sympa chez Chlorophylle aussi.


  • Et enfin, as-tu une bonne adresse à conseiller ?
Il n'y a pas grand chose à Nantes mais certains restos sont sympas et s'adaptent. Ah si, il y a le Bistrot de l'Ile vers République !

Merci !

Rendez-vous sur Hellocoton !